Communiqués

Le MJLF, Mouvement Juif Libéral de France, affilié à la World Union for Progressive Judaism (WUPJ), fait part de sa profonde consternation alors que le Gouvernement d'Israël vient de refuser le statut de Juif aux citoyens israéliens qui ne seraient pas convertis en Israël sous l'autorité du Grand-Rabbinat d'Israël.

Cette décision s'accompagne de son refus d'honorer son engagement pris en octobre 2016 de permettre aux Juifs de toute sensibilité religieuse de prier au Mur des Lamentations dans un espace mixte.

Comme l'indique en particulier le Rabbin Freelander, Président de la WUPJ, ces décisions sont une insulte aux millions de Juifs qui croient passionnément à un judaïsme moderniste et le changement des règles concernant la conversion ne peut que détériorer la confiance entre les Juifs de la Diaspora et l'État d'Israël.

Le MJLF s'associe pleinement aux déclarations des dirigeants de l'Agence juive qui voient dans cette décision du Gouvernement israélien une menace pour l'avenir des relations entre Israël et la Diaspora.

Le MJLF, fidèle à sa mission de construire un judaïsme vivant et adapté à notre temps, rappelle son engagement fondamental d'ouverture et d'accueil de l'ensemble des Juifs dans la pluralité de leurs générations, de leur histoire et de leurs pratiques dans le respect, la tolérance et la convivialité.

Le MJLF appelle le Gouvernement israélien à revenir sur des décisions dictées par la politique qui remettent gravement en cause le statut personnel.

Plus que jamais, le MJLF poursuivra son action afin que tous les Juifs, épris d'ouverture, puissent exercer partout leurs droits religieux.

Danielle Cohen
Présidente du MJLF


Le rabbin Delphine Horvilleur était lundi 26 juin l'invitée de l'émission Paris/Jaffa présentée par Danielle Attelan sur i24news.Pour regarder l'interview, suivez ce lien (minute 8'05)


Shabbath musical (Zimra) : " Le mur appartient à tous... et à toutes ! "

Ce vendredi 30 juin à 18h45 à Beaugrenelle

Le MJLF regrette la décision du premier ministre Netanyahou de ne pas respecter ses engagements au Kotel, et invite toutes les personnes attachées au respect de la pluralité religieuse et au lien entre Israël et la Diaspora à nous retrouver pour accueillir shabbath à nos côtés.
En présence de représentants de l'Agence juive, du président du CRIF et de visages pluriels du judaïsme français.
Un peuple pour un mur !




La décision du gouvernement israélien de geler la mise en œuvre de l'accord sur le Kotel constitue une menace pour l'unité du peuple juif et pour le sionisme. Israël se construit d'engagements multiples et de grandes idées audacieuses, de textes anciens aux prières d'aujourd'hui, de Théodore Herzl à la déclaration Balfour et la Loi du Retour, de David Ben Gourion à la guerre des Six Jours, des kibboutzim et des mochavim jusqu'à la « start-up nation hi-tech ». Aucun groupe n'a le monopole de la légitimité juive et seulement une société pluraliste qui reconnaît la diversité des sensibilités religieuses peut espérer construire un avenir juif florissant.

Des juifs progressistes du monde entier ont massivement contribué à la sécurité physique de l'Etat d'Israël, son dynamisme économique et sa créativité culturelle. Des juifs de la Diaspora, quelle que soit leur affiliation religieuse, sont exposés aux dangers de nouvelles formes d'antisémitisme et se trouvent en première ligne de la lutte contre le BDS et la délégitimation d'Israël. Des synagogues libérales de France transmettent avec enthousiasme les valeurs traditionnelles du judaïsme, enseignent les principes de la déclaration d'Indépendance d'Israël et le rêve d'Herzl d'une société exemplaire.

L'Assemblée du Judaïsme Liberal (AJL) et Arzenou France se joignent aux dirigeants de l'Agence Juive, de l'Union Mondiale du Judaïsme Progressiste, et d'Arzenou Olami pour exiger du gouvernement du Premier Ministre Netanyahu le respect de ses engagements relatifs à l'accord du Kotel, ou mieux encore, d'adopter une nouvelle approche qui ouvrirait le Kotel a toutes et à tous, sans distinction, comme c'était le cas avant 1948.


Stéphane Beder, Président, Assemblée du Judaïsme Libérale de France

Robert Ley, Président, Arzenou France.