BGR: Office de Tish'a Béav

Date: 
Dimanche 22 juillet 2018
Lieu: 
Beaugrenelle

à 10h

Tish’a Béav (c’est-à-dire le 9 du mois d’Av) est un jeûne décidé par les rabbins comme les « petits jeûnes » d’autres dates.
Comme pour Kippour, le jeûne dure 25 heures. Contrairement à Kippour, il ne s’agit pas d’un jour d’expiation, mais d’un jour de deuil. En effet, c’est le 9 Av 586 avant l’ère commune que les Babyloniens détruisirent le Premier Temple de Jérusalem, et c’est aux alentours du 9 Av de l’an 70 de notre ère que l’armée romaine détruisit le Second Temple de Jérusalem. Le judaïsme libéral ne marque pas nécessairement la commémoration de la destruction du Temple par un jeûne.
Cependant, dans la mesure où Tish’a Béav symbolise plusieurs événements dramatiques de l’histoire juive, nous nous retrouverons pour un office le mardi 1er août à 8h, à Beaugrenelle, au cours duquel nous lirons le Livre des Lamentations du prophète Jérémie, ainsi que des psaumes et autres poèmes.

À PROPOS DE LA PARASHA DE TISH’A BÉAV
La parasha que nous lisons le 9 Av (Deutéronome 4 : 25-40) commence par une vision très négative de ce qui arrivera «Si nous dégénérons» (25 à 28), puis passe à l’espoir lorsque «Tu auras recours à l’Éternel» (à partir du verset 29).
Il est frappant que, même le 9 Av, nous lisions une parasha qui comporte une annonce optimiste. En effet, puisque le 9 Av dépasse la notion de destruction des Temples pour rappeler l’ensemble des malheurs du peuple juif, il est nécessaire d’y associer l’espoir, hatikva. Et dans les communautés qui font un office l’après-midi du 9 Av, on lit comme parasha la prière par laquelle Moïse demande à Dieu de ne pas annihiler le peuple après l’épisode du Veau d’or (Exode 32 : 11-14) et comme haftara un texte d’Isaïe (55 : 6 à 56 : 8) qui commence par les mots «Cherchez l’Éternel pendant qu’il est accessible ! Appelez-Le tandis qu’Il est proche !».
Nos maîtres sont passés au plaidoyer dès l’après-midi de Tish’a Béav, de même qu’ils ont considéré qu’on pouvait mettre les téfillines l’après-midi, ce qu’on peut interpréter comme : dès l’après-midi, on peut remettre les ornements puisque la raison de ne pas les mettre le matin est de ne pas mettre d’ornements !

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