ÉDITORIAL


Central Synagogue New YorkLe mois dernier, j’ai passé quelques jours à New York pour assister à l’ordination du rabbin Delphine Horvilleur, qui rejoindra l’équipe rabbinique du MJLF à partir des solennités de Tishri. Le rabbin Daniel Farhi vous fait une brève présentation de cette émouvante cérémonie dans ce numéro de La Lettre, et j’aurai probablement l’occasion d’y revenir moi-même lors de l’installation de Delphine dans notre Communauté.

Mais aujourd’hui, je voudrais vous parler des offices de shabbath auxquels j’ai assisté le vendredi soir et le samedi matin. Deux synagogues, deux façons différentes de célébrer des offices, mais le même enthousiasme de la part des rabbins, et la même ferveur de la part des fidèles.

B’nai Jeshurun d’abord, dans l’Upper West Side de New York, le vendredi soir. Une immense synagogue d’environ 1 000 places, pleine à craquer d’une assemblée qui chante, danse et tape dans les mains pendant le Lekha Dodi pour accueillir le shabbath. Mais un recueillement aussi, et une parfaite connaissance de la liturgie et des textes.

Central Synagogue ensuite, sur Lexington, pour l’office du samedi matin. Il y avait deux bné-mitsva, entourés de deux femmes rabbins et d’une cantor qui chantait des airs magnifiques, traditionnels et contemporains à la fois. Une très belle synagogue qui a été reconstruite après un incendie. Là aussi, un office plein de kavana où les jeunes ont lu avec application dans la Tora et prononcé de belles drashoth.

J’ai eu le sentiment, lors de cette nouvelle expérience new-yorkaise, d’assister à un renouveau du judaïsme libéral, décomplexé car majoritaire, innovant et enthousiaste. J’ai pensé au Hassidisme révolutionnaire du XVIIIe siècle, et plus près de nous à un office de shabbath célébré par Schlomo Carlebach auquel j’avais assisté dans son Moshav de Mevo Modi´im.

Le judaïsme libéral est né en Europe où il a eu beaucoup de mal à acquérir une notoriété et une respectabilité, et à ce titre il doit se garder des excès que l’on peut constater parfois dans le monde anglo-saxon. Cependant, j’ai la conviction qu’en nous inspirant de ce qui se passe à New York, nous permettrons au judaïsme libéral français de se développer vers les jeunes et tous ceux qui sont si éloignés de la communauté religieuse.


Francis Lentschner, Président du Mouvement Juif Libéral de France

Publications récentes

 

Discours de Yom Hashoah 5768

 

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Tenou'a - Le Mouvement (Revue bimestrielle du mouvement juif libéral de France)

 

Anthologie du judaïsme libéral (Pierre Haïat - Rabbin Daniel Farhi)

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